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Médaillon Le Renard
Lucille Jolette
Les images originales
Page couverture

J'ai écrit cette petite histoire pour remercier
mon professeur de français de 7e année,
Mme Lucille Baril-Jolette de Lorrainville. Elle m'a
donné le goût du français et cela m'a toujours aidé
tout au long de ma vie.

Merci encore!

Ceci débute dans la métropole de Montréal. Dans une ruelle, une vieille forge servait d'abri à une bande que l'on surnommait les
"Sans-pitié ". Il y avait, comme dans toutes les bandes, un chef astucieux et autoritaire. Ce chef était orphelin et comme il était très rusé,
ses compagnons l'appelaient "Renard".

Ils avaient fait plusieurs petits vols à l'étalage pour leur permettre de survivre. Mais l'hiver approchait, le froid et la misère aussi. Il fallait
trouver de l'argent en quantité. C'est là que l'esprit imaginatif et le génie impressionnant du fameux Renard interviennent.

Le vol se préparait depuis déjà un bon mois. Ce vol sera sûrement assez important pour lui assurer une bonne renommée. Tout était
prévu, ce serait à la Banque de Montréal.

Tout est prêt, le gardien est avec eux. Le cambriolage se fera à six heures, heure de fermeture, lorsqu'il ne
restera à peine qu'une dizaine de personnes. Une partie de la bande dont quatre occuperont les postes
suivants: le chauffeur demeurera dans l'auto en marche, le gardien à la porte de la banque couvrant ses deux
autres camarades en train de vider les tiroirs-caisses de la banque sous les yeux du caissier épouvanté par
une arme braquée sur lui.

Le jour venu, tout se déroule comme le Renard l'avait souhaité. La police alertée peu après leur départ, se met
à leur poursuite. Le Renard avec toute son habileté et son adresse s'échappe des griffes de ses justiciers.

Il se rend à Québec, là il sera en sécurité et à l'abri de ses poursuivants. Il gagna bientôt une autre bande
(dans laquelle il avait fait ses débuts) qui l'accepta, vu sa situation. Le Renard y passa trois longs mois dans
l'attente et l'anxiété, après quoi, il tenta de retourner à sa ville natale. Il ne se rendit guère très lin qu'il laissa
vite de côté cette idée, car des policiers surveillaient la ville et toutes ses sorties. Un peu plus tard, avec ses
nouveaux copains, il mit sur pied, avec la collaboration de tous, un plan d'évasion.

Le plan fut celui-ci: ils s'enfuient dans un camion de pâtisserie sous les multiples caisses de pain et de
gâteaux. Il réussit merveilleusement. Oui, en effet, ce plan était digne de ses efforts, de son intelligence et de
son habileté. Peu de temps après, ils roulaient sur la route avec la précaution de surveiller tous les policiers
qui seraient à la recherche du Renard, car s'il y eut un policier à sa poursuite, il fallait l'éviter par tous les
moyens qu'il put y avoir, même s'ils durent marcher dix milles. Sur le chemin du retour, ils rencontrèrent dans
un tournant de la route, un barrage. Plus question de rebrousser chemin car cela aurait attiré l'attention. Tant
pis, ils risquèrent le tout pour le tout. Le gendarme examina tout d'abord leur passeport, puis fouilla de l'oeil
la boîte de la camionnette. Rien ne semblait suspect. Puis, ils continuèrent leur petit voyage avec la plus
heureuse des chances. Vraiment tous avaient eu la frousse. Ils se comptaient bien chanceux.

Le chauffeur
Une heure après ils étaient à Trois-Rivières. Là, le Renard devra se débrouiller pour se rendre à
Montréal, où il rejoindra ses compagnons. Mais, avec l'argent qu'il avait, il prit le train jusqu'à la
gare de Montréal; de là, il prit le taxi. C'est avec plaisir qu'il retrouva ses amis. Peu après, ce fut le
partage du butin. Le montant total était estimé à une valeur fantastique de un million de dollars.
Le partage se fit également entre les vingt-trois membres dévoués de la bande. Chacun fut
évidemment satisfait de sa part, qui allait aux environs de quarante-trois mille dollars. Toutes les
presses parlaient de ce fameux vol que la police classa dans ses fiches comme le "Hold up du
XXe siècle".

Six mois passèrent. Le Renard, ainsi que toute sa bande, avait joué
dans les casinos une bonne partie de leur argent qui était destiné à
subvenir à leurs besoins. Le reste, ils l'avaient employé à s'acheter
une moto et à s'amuser dans les discothèques, les boîtes et tous les
amusements de leur âge. Après quoi, ils étaient à proprement parler, cassés comme des clous.

Ils préparèrent un nouveau coup qui leur rapporterait beaucoup. De
nouveau, le génie du Renard se mit en activité. Après consultation,
ils en arrivèrent à ceci: les Sans-pitié feraient l'enlèvement du savant
professeur Plomb et demanderaient en rançon la somme de cinq cent
mille dollars ou la mort de leur détenu. Le Renard fit envoyer un coup
de téléphone anonyme à madame Plomb et lui fit dire:
"Chère madame Plomb, nous avons près de nous votre mari et rien
ne lui arrivera avant le premier août et si vous appelez la police, vous
ne reverrez votre mari qu'à la morgue. Maintenant, vous allez faire à
la lettre tout ce que je vous dirai. Vous allez tout d'abord retirer
gentiment à la banque cinq cent mille dollars; après, vous irez au parc
Lafontaine et vous déposerez sur un banc une serviette qui contiendra
le montant, au coin des rues Sherbrooke et Amherst. Ensuite, vous
retournerez au restaurant le plus près du parc et vous y passerez une
heure. Pendant ce temps, nous ramènerons votre mari à la maison sain
et sauf. N'oubliez pas que si la police s'en mêle, c'est la mort immédiate
pour votre cher mari. Alors soyez sage". Sur cela, il termina la
conversation et attendit les résultats.

Cela ne donna que sept heures d'intervalle à madame Plomb pour trouver
tout cet argent. Comme une bonne épouse, elle ne cherchait qu'à retrouver
son époux. Elle était bouleversée, car elle n'avait pas un sou. Monsieur Plomb était bien milliardaire mais
tout son avoir était à son nom et non à celui de madame Plomb. Elle chercha au moins une heure sans
résultat, à cause de son énervement. Peu après, elle trouva une solution à son problème. Elle pourrait
emprunter le montant nécessaire à la banque puis elle remettrait les cinq cent mille dollars au retour de son
mari. Elle alla emprunter le coût de la rançon, mit le tout dans une serviette et se rendit à l'endroit convenu.
Tout alla pour le mieux, pas de complications. Elle s'en retourna ensuite dans un bar où elle but un petit verre de whisky pour se remettre de ses émotions.

Le Renard est, contrairement à ce qu'on pourrait penser, un homme de parole.
Aussi ramena-t-il le savant dans sa luxueuse maison "palais", sain et sauf.
MAIS par mesure de précaution, il le bâillonna et lui banda les yeux. Après quoi,
ils l'assirent confortablement dans son moelleux fauteuil et il demeura ainsi lié
jusqu'à l'arrivée de sa dévouée petite femme. Le Renard est satisfait de cet
enlèvement. C'était le premier de sa carrière. Quant à monsieur Plomb, il
expliqua ce qu'on avait fait de lui à sa douce et aimable épouse et lui
manifesta par la chaleur de son affection tout le plaisir qu'il avait de la
retrouver. Madame Plomb lui raconta les émotions et les inquiétudes
qu'elle avait eues pendant son absence. Tout se termina bien, autant pour
le Renard que pour monsieur et madame Plomb. La presse sut vite tout ce
qui s'était passé et relata ces événements dans les moindres détails. Elle
donna à cet article le titre suivant "Enlèvement su savant professeur Plomb".

Cette fois, les Sans-pitié utilisèrent leur argent avec ménagement car le vol précédant leur avait servi
de leçon. Ils passèrent une année avec facilité. Mais le goût du vol hantait l'esprit du Renard. Il
en rêvait la nuit. Il lisait le Journal de Montréal tous les matins dans le but de trouver un endroit
où il put faire un vol. Un jour qu'il lisait comme à l'habitude le journal, ses yeux se fixèrent sur
un article. Celui-ci disait: "Le musée Ramzes exposera bientôt
«Le Dragon de feu». Cette sculpture est estimée à une valeur de
soixante-dix mille dollars."

Cela suffit à activer l'imagination du Renard. Il voyait dans son
esprit de nombreux billets de banque s'empilés les uns sur les
autres après avoir échangé ce dragon, qui pour lui n'avait que la valeur de l'argent qu'il représentait.

Il organisa un nouveau vol. Mais, pour cela, il fallait la participation de tous les membres de la
bande. Son idée fut celle-ci: six de ses compagnons échangeraient ensemble des coups pour
attirer l'attention des gardiens. Les dix-sept autres feraient un cercle de façon à cacher le Renard,
occuper à s'accaparer du dragon. Comme toujours, cela se produisit de la façon que le Renard
l'avait ordonné. Ses six copains vont en tôle, ensuite sont évidemment libérés. Pendant ce temps,
un autre membre de la bande du Renard est allé à San Francisco échanger le Dragon de feu
contre la merveilleuse somme de soixante-dix mille dollars.

Il avait, pour l'instant, satisfait sa joie sauvage et il se reposera un peu maintenant.

L'été approchait. Il pouvait maintenant se divertir et
s'amuser autant qu'il le désirait. Mais, jouir pleinement de
ses vacances, pour lui, c'est d'être au volant d'une
superbe voiture sport, qu'il ne possédait pas encore.

San Francisco

C'était à nouveau l'été avec ses baignades, sa belle température et ses bains de soleil. Cela empêcherait le Renard de demeurer inactif.
D'ailleurs, il se promettait depuis longtemps des vacances pour se détendre de ses activités continues. Ses récents efforts l'exigeaient
plus que jamais. Le temps était venu et il prit, pour une fois, ses vacances si souvent retardées.

Sur la recommandation de ses camarades, il loua un chalet évidemment assez grand pour héberger les vingt-trois membres et le chef des
Sans-pitié. Trois semaines passèrent. Au chalet, le Renard se détendait tout à son aise. Il aspirait de l'air pur et le délicieux parfum des
fleurs qui entouraient le chalet et ses alentours. Il profitait des joies de la natation et de la navigation. Au prix énorme que le propriétaire
avait loué le chalet, il pouvait leur prêter sa solide et jolie embarcation poussée par un puissant moteur hord-bord de soixante-quinze
forces. Cela agrémenterait leur séjour. Le soleil dardait à coeur de jour sur eux ses rayons bienfaisants et chauds qui leur donnaient à
tous un beau teint bronzé et leur procurait une remarquable santé. Il faisait une fois la semaine une excursion sur le lac aux couleurs
bleues, rougeâtres au coucher et au lever du soleil ou à travers les bois, qui à ce moment très avancé de la saison, bourgeonne de fleurs
superbes et d'une odeur incomparable, attirant sans mal l'attention de ses admirateurs, ainsi que d'oiseaux de multiples races qui
gazouillent et voltigent gracieusement comme pour saluer les sympathiques visiteurs. Oui, c'est un admirable spectacle à regarder.

C'est bien beau les excursions, les baignades et les bains de soleil, mais les membres de la bande du Renard n'étaient pas pleinement
satisfaits de leurs vacances. Ils voulaient vraiment s'amuser. Et pour eux, "s'amuser" voulait dire: danser, boire, rire et chanter. Tout cela
se réunissait en un seul mot et ce mot c'est "party". Aussi, avec la permission du Renard, ils organisèrent un party de style "hippie". Ils
avaient orné une pièce du chalet en l'emplissant de fleurs. Tous s'étaient vêtus de façon excentrique et avaient invité une compagne qui
devait être costumée de la même façon que son partenaire. Chacun avait pris soin de mentionner le costume qu'il porterait ce soir-là.
Certains étaient vêtus à l'écossaise, d'autres portaient un accoutrement de véritables vagabonds, de Chort (sorte de démon appelé ainsi
en Transylvanie), de princes et même d'anges célestes. Quant au Renard, il réfléchissait, songeait et pensait. Cette fièvre du vol n'était
donc pas passée pour qu'il y repensa? Cette fièvre sauvage était-elle son dieu? Cette maladie était-elle incurable? Peut-être la prison
était-elle le seul moyen pour y remédier? Jusqu'où irait cette passion? Il est à espérer que l'on puisse y remédier sans aller en prison.
Mais, pendant ce temps, les membres de la bande du Renard s'amusaient en chantant, en dansant et en riant, ce qui leur arrivait rarement
dans ce métier. Ils ne se préoccupaient même pas de leur chef, le Renard. Un des membres de la bande osa interrompre la solitude du
Renard en venant lui proposer de venir s'amuser avec eux. Mais le Renard, alias Max Lening, demeura inerte sur cette proposition. Alors,
on le laissa seul comme il le désirait et tous continuèrent de s'amuser. Quelques-uns racontaient des histoires drôles aux larmes, d'autres
relataient des faits invraisemblables, tout cela pour se faire valoir. Certains orgueilleux ne cédaient pas la partie de si tôt, ils espéraient
que d'autres abandonneraient.

À minuit, un fantôme apparut de l'une des pièces du chalet. Oui, c'était le Renard. Et s'il resta inerte à la proposition que lui avait suggérée
un des membres, c'est qu'il avait une idée derrière la tête. Et cette idée, il la mit à exécution. Ne songeait-il pas à un nouveau vol, me
direz-vous? Non, il voulait provoquer la panique parmi toute l'assistance. Il avait fort bien réussi, puisque quelques compagnes de ses
amis perdirent connaissance. Ainsi, ce n'était pas un vol qu'il mijotait. Peut-être n'était-ce pas si grave cette maladie? Mais, en tout cas,
ses compagnons n'étaient guère contents de cette plaisanterie, ils la trouvaient de fort mauvais goût. Il leur semblait qu'il aurait pu les
prévenir au moins eux, ses compagnons de toujours. Ils avaient raison de se plaindre, car ce n'est pas une farce à faire. Cette petite
querelle ne dura que peu de temps.

Et la soirée continua avec autant de succès que le temps qui avait précédé la stupide farce du Renard. Le Renard avait convoqué sa
partenaire pour onze heures, aussi il put continuer la soirée avec autant, si ce n'est plus d'entrain que ses amis. Le party se termina vers
cinq heures du matin Aussi, tous passèrent une bonne partie de l'avant-midi et de l'après-midi au lit. Après que tous furent debout, ils
allèrent se réveiller nettement en plongeant dans l'eau tiède du splendide lac. Ils nagèrent et plongèrent pendant une heure et demie, ne
s'arrêtant que pour reprendre leur souffle. On pouvait vraiment dire qu'ils s'amusaient à en perdre haleine. Deux semaines passèrent
ainsi. L'argent devenait de plus en plus rare, les partys, la location du chalet étant à un prix exorbitant pour le peu de commodités offertes
à leur usage.

Mais cette fois, c'était vrai. La fièvre du vol le réhantait de nouveau et avec plus de sauvagerie que jamais. Son
nouveau plan était celui-ci. C'était de cambrioler la Bijouterie Nationale où la reine viendrait, lors d'une
exposition de couronnes les plus riches, exposer temporairement sa couronne qui possède les plus opulents
joyaux du monde. Le Renard ne laisserait pas passer une occasion pareille lorsqu'elle se présente à lui. Selon
son habitude, il avait tout révisé dans les moindres et minitieux détails. Mais une petite difficulté se présentait.
La reine ne laisserait pas sa couronne sans la mettre sous garde, aussi elle fit placer deux policiers devant
la porte de la bijouterie et cinq à l'intérieur. Sur cinq, trois entouraient une cage de verre qui renfermait la
riche et splendide couronne de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Rassurez-vous, il n'avait pas l'intention de
tuer qui que ce soit. Il voulait asommer, sinon endormir par une drogue quelconque qu'il déposerait dans le
café des garde-couronnes. Puis, il pourrait tout à son aise remplacer les sept policiers par sept membres de
sa bande. Mais tout ne se déroula pas comme le Renard l'aurait souhaité. Seulement cinq d'entre eux
buvèrent leur café. Seulement cinq d'entre eux demeurèrent inconscients. Aussi, ils durent les assommer
pour pouvoir prendre leurs vëtements. Après que les sept membres eurent revêtu les costumes des policiers,
ils se mirent aux mêmes postes que les garde-couronnes occupaient. Ainsi, le Renard put s'emparer de la
couronne et s'enfuir avec ses amis costumés en policiers. C'est là que se présente la difficulté, l'un des policiers
assommés reprit connaissance et se mit à la poursuite des cambrioleurs. Le Renard se sentant encombré par ce policier lui tira une balle,
celle-ci l'atteignit directement à la poitrine et mit fin à ses jours.

La police, avertie par des voisins, se mit à la poursuite du Renard et de ses sept membres de la bande. Étantà proximité du bois, ils
s'enfoncèrent à une si grande vitesse que la police mit une heure et demie à les rejoindre. Là, des horions s'échangèrent. La police, étant
plus nombreuse, vient vite à bout de ces malfaiteurs. Il passa un mois dans une cellule après quoi il fut jugé. Sa sentence fut celle-ci: il fut
accusé d'avoir tué un policier, cambriolé une bijouterie, d'un hol-up d'une banque, de sabotage d'une course, d'un vol dans un musée et
de l'enlèvement du savant professeur Plomb. Le juge prononça d'une voie grave: "Vous êtes condamné à la chaise électrique. Qu'on le
remette en cellule jusqu'à l'exécution de sa sentence." Puis, il retourna dans sa loge.

Quatre jours après, c'était l'exécution. On le fit sortir de cellule, puis on l'amena par un long corridor à la chambre où se trouvait la chaise
électrique. Il ne dit pas un mot sur le chemin de la mort. Une fois arrivé à la chambre, un prêtre lui administra l'extrême-onction. Puis on
l'assit dans la chaise. Là on lui lia les pieds et les mains de bracelets de fer. Ensuite, on lui recouvrit la tête d'une cagoule. Là, seulement
là, il lança un cri de désespoir. Ce cri disait: "Maman, je te rejoins." Puis, on l'électrocuta d'une charge de quinze mille volts. C'était la fin
du Renard, alias Max Lening.

Acheter une moto
Dragon de feu
J'étais en 7e année
Feux de départ
Professeur Plomb

Pour l'instant, il avait les moyens de s'en acheter une, mais plus tard,
dans quelques mois, qu'adviendrait-il lorsqu'il aurait dépensé tout son
argent à combler ses désirs? Il devrait de nouveau voler ou se livrer au
chantage! Mais, le chef de la bande voulait à tout prix s'acheter une
voiture. Il avait une idée derrière la tête. Son but était de s'enrichir. Il
avait, depuis quelques semaines, mijoté un autre plan astucieux et
ingénieux. Il n'en avait encore parlé à personne de la bande. Le moment venu, il leur en parlera.

Quelques semaines passèrent avant que le Renard ait parlé de son plan. Pendant ce temps, il s'était affairé à réviser
le coup qu'il montait dans les moindres détails. Une semaine avant la course du Rallye-automobile qui aurait lieu
dans les Laurentides, il décida de leur annoncer son projet. Tout d'abord, avant la course, la bande des Sans-pitié
aura eu soin de saboter les autos susceptibles d'être concurrentes dans la course. Après quoi, il pourrait, tout à son
aise, faire le trajet de la course et être assuré de la victoire. Le jour venu, la bande avait saboté ces autos en versant
du sable dans leur réservoir. Le trajet consistait dans un parcours de soixante-quinze milles.

Puis la course débuta, les autos concurrentes ne firent que quelques trente-cinq milles et leur auto cessa de
fonctionner. Aussi, après quelques heures, le Renard, qui était un habile conducteur, arriva à destination et se
mérita le premier prix, celui de trois cent cinquante mille dollars. Cela suffisait à satisfaire le chef ainsi que toute sa
bande.

Bijouterie Nationale
Le Renard était satisfait
Après consultation
Auto sport
Musée Ramsez
Taxi
Téléphone anonyme

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