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Titre Monde scolaire
Barre verte
Couvent
Un départ régionalisé
Prise en charge
École Marcel-Raymond
Une murale
Micheline Raymond et sa mère
La murale
Liens suggérés
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Liens suggérés Les mémoires de Juliette Paradis-Raymond Marcel Raymond, professeur-éducateur Dr Philippe Chabot Lucille Jolette, enseignante retraitée
Le présent texte est tiré de différentes sources, dont le journal Le Témiscamien du 23 juin 1982
à l'occasion du 75e anniversaire de la municipalité de Lorrainville.

[Un départ régionalisé] [La prise en charge] [Une murale à l’école]

[Liens suggérés]

En 1891, Mme Alcide Charlebois est la première institutrice ici,
endroit qu'on désignait sous le nom de son canton: Duhamel.

La municipalité scolaire de Lorrainville naît en octobre 1911 de la
municipalité scolaire du Témiscamingue. On note que dans
l'arrondissement numéro 2, une maison d'école est située sur la
partie 50 du lot de M. Noé Brouillard, longtemps propriété de
M. Jacques Jolette, de même, dans l'arrondissement numéro 3,
une maison d'école est située sur la partie 49 du lot 49 de M. Isidore
Renaud, aujourd'hui propriété de M. Léonard Fleury. Il n'y a pas
trace de d'autres écoles.

Le 13 avil 1913, il est décidé que l'école no 1 sera construite sur le
terrain de l'église entre le presbytère et M. Calixte Vaillant. Son coût
de construction est de 5,650 $. Elle sera démolie en 1979 pour faire
place à la Polyvalente Marcel-Raymond. Elle était alors désaffectée
depuis 1955. C'est dans cette école que les Soeurs de l'Assomption
s'installent en 1914 pour dispenser l'enseignement aux enfants de la
paroisse. Elles sont trois : Soeur Sainte Valérie, Soeur Sainte Léonide et Soeur Sainte Zénobie.

En 1924, après un long débat, l'école no 5 sera transportée près de la route passant entre les lots 38 et 39 du rang un.

En 1930, l'école no 3 est vendue à l'enchère. Elle est achetée par M. Jean-Baptiste Froment et déplacée sur le lot 57 du rang 6. En 1942,
l'inspecteur Alfred Dionne signe son premier rapport. Il précise que treize classes fonctionnent, 297 élèves sont inscrits dont 209 ont obtenu
une promotion. Il pose la question de la formation des grands garçons.

Le 2 mai 1943, une requête signée par 82 contribuables veut que les grands garçons soient confiés à un instituteur. Un maître est engagé, il
s'agit de M. Marcel Raymond, instituteur de Chénéville. Il est engagé au salaire de 1,200 $ pour l'année 1943-44.

En 1946, les revenus de la Saint-Jean-Baptiste permettent la construction de l'école Saint-Jean-Baptiste (l'actuel hôtel de ville).

Le 26 octobre 1953, l'inspecteur Hudon invite les commissaires à penser à la reconstruction du couvent.

En 1954, les commissaires réclament une école de dix classes plutôt que celle de huit classes proposée par le surintendant de l'Instruction
publique.

En 1955, une école de neuf classes est accordée.

En 1957, le rapport de l'inspecteur annonce que les écoles de rang souffrent de vétusté, la plupart ayant près de 40 ans. Le 19 mars, les
commissaires expriment leur désir d'avoir des religieux pour enseigner aux garçons. Le secrétaire écrira donc au Père Alphonse Therrien,
Clercs de Saint-Viateur, pour connaître la marche à suivre. Les premiers frères enseignants arrivent pour septembre 1958. Ce sont les frères
Normand Girandin et Jean-Guy Lecompte.

En 1958, la construction d'une école de 12 classes nécessite le déplacement de la salle paroissiale.

Le premier mai 1961, une résolution est adoptée par la Commission locale déterminant Lorrainville comme endroit le plus central des diverses
commissions scolaires pour la construction de l'école secondaire.

Le 11 novembre 1964, la Commission scolaire Notre-Dame-de-Lourdes de Lorrainville accepte d'adhérer à la Commission scolaire régionale de
Rouyn-Noranda.

Le 11 août 1965 pose un des jalons d'une longue marche qui n'aboutira qu'en 1979 . À ce moment, Lorrainville est proposé comme site de la
construction d'une école régionale. Ce sera la Polyvalente Marcel-Raymond.

Le 29 juin 1970, les deniers déposés à la Caisse populaire de Lorrainville et à la Banque Nationale sont transférés à la Commission scolaire du
Lac-Témiscamingue. Comme l'écrivait alors le dernier secrétaire de la commission scolaire de Lorrainville, M. Philippe Boutin, "C'est ainsi que
disparaît dans l'ombre, la Commission scolaire Notre-Dame-de-Lourdes pour laisser la Commission scolaire regroupée, oeuvrer et briller dans
le domaine scolaire de l'avenir".

Gabriel Bastien relate les moments fort de l'éducation depuis 1970.

En juillet 1970, la Commission scolaire Lac-Témiscamingue prend vie. Les nouvelles orientations de la C.S.L.T. sont faciles à implanter au niveau
de la localité. En effet, déjà quelques années au paravant, nous avions amorcé un échange avec les localités environnantes, décongestionnant
les classes à Lorrainville, tout en permettant aux autres municipalités d'avoir un nombre d'élèves suffisants pour maintenir des classes à degré
unique. De 1970 à 1972, une douzaine de professeurs dispensent l'enseignement primaire à l'école St-Louis pour ensuite déménager l'école
Notre-Dame, laissant plus de place pour les élèves de niveau secondaire. Les directeurs suivants ont succédé à M. Marcel Raymond : Rémi
Barrette en 1970 et Laurier Paquette en 1973 jusqu'à la fermeture définitive du primaire à Lorrainville en juin 1978.

Au niveau secondaire, depuis la régionalisation (1965), soit le regroupement dans la Commission scolaire régionale du Cuivre, l'école St-Louis,
sous la direction de M. Luc Bergeron, est strictement une école de premier cycle du secondaire, desservant la clientèle de Lorrainville, St-Eugène,
Laverlochère, Béarn et Fugèreville. En 1966, M. Jacques Chabot est le nouveau directeur. Il le sera jusqu'au regroupement de la C.S.L.T. En
juillet 1975, M. Eddy Beauregard devient le directeur, jusqu'à la construction de l'école Marcel-Raymond.

Juillet 1975 voit l'aboutissement, après trois années de luttes épiques entre la C.S.L.T., le ministère de l'Éducation et la Commission scolaire
régionale du cuivre, de l'une des plus belles réalisations, soit la prise en main de la C.S.L.T. de toute l'éducation primaire, secondaire et adultes.
Enfin, les décisions qui nous concernent seront prises par des gens de chez nous. Un autre dossier empoussiéré est réactivé, soit la
construction de la polyvalente du secteur centre du Témiscamingue. Son nom, l'école Marcel-Raymond. Elle sera un agrandissement des deux
écoles existantes: Notre-Dame et St-Louis. Comme conséquences immédiates, on doit procéder au déménagement de la Salle Lorraine et acheter
du terrain pour l'aménagement d'une piste et pelouse. Au printemps 1979, un avis d'appel, le deuxième de son histoire, a été logé contre la
construction de l'école Marcel-Raymond. Après un procès, expéditif celui-là, la justice et la vérité ont triomphé, au grand bénéfice des étudiants
du secondaire qui étaient logés dans des locaux de fortune, aménagés dans l'ancien juvénat de Ville-Marie.

La construction débute le 26 juin 1979, l'acceptation provisoire se fait le novembre
1980, après des négociations laborieuses avec l'entreprise Pisapia inc. Le
15 décembre 1980, après quatre mois de double horaire à l'école Rivière-des-Quinze
de Notre-Dame-du-Nord, les élèves entraient dans la nouvelle école. Mgr Jean-Guy
Hamelin bénissait l'école le 20 juin 1981, lors de l'inauguration officielle. Ce fut
l'occasion de rendre hommage à un citoyen estimé en la nommant l'école
Marcel-Raymond.

Un dossier vieux de 15 ans est bouclé! Bravo et notre reconnaissance à toutes les
personnes qui, de près ou de long, ont aidé à cette réalisation de plus de six millions.

Dans cette école, on peut alors compter sur de nombreux services: cafétéria, centre
de documentation et bibliothèque, gymnase et sur des possibilités d'offrir des cours
en enseignement professionnel long, en meubles et construction, équipement
motorisé et électrotecnique, de commerce et secrétariat en plus d'agrotechnique déjà
dispensés. Au-delà de 500 étudiants provenant de diverses paroisses du
Témiscamingue y poursuivent leurs études secondaires, alors que les étudiants du
primaire contribuent à maintenir les écoles ouvertes dans les localités environnantes.

L'école Marcel-Raymond, surtout la place publique et le gymnase, est aussi mise à la disposition de la population pour répondre aux besoins
en sports et loisirs.

Une murale (ci-contre et ci-dessous) réalisée par l’artiste Micheline Raymond, la fille de
Marcel, a été dévoilée lors de l’inauguration de l’école, le 20 juin 1981. Outre l’éducation où
il a oeuvré 27 ans à Lorrainville, la murale présente divers domaines où son père s’est
notamment impliqué : le basebal, le hockey, le chant, le théâtre et les défilés de chars
allégoriques.

Marcel Raymond s’est également beaucoup impliqué socialement et a été très présent dans
sa communauté. Cliquez sur la murale pour voir une version agrandie.

Ci-contre, Micheline et sa mère, Juliette Paradis-Raymond, posent fièrement devant l’oeuvre
à laquelle l’artiste a consacré de nombreuses heures.

Les mémoires de Juliette Paradis-Raymond

(1917-2001) Juliette Paradis-Raymond était la mère de 13 enfants et la veuve de Marcel Raymond, professeur-éducateur de Lorrainville (Québec),
dont le nom a été donné à l'École locale.

Marcel Raymond, professeur-éducateur

(1916-1970) Marcel Raymond était un professeur-éducateur de Lorrainville, bien connu au Témiscamingue dans son temps pour ses qualités de
pédagogue, son intégrité et sa générosité.

Il s'agit d'un extrait de l'allocution du président du conseil des commissaires, M. Gabriel Bastien, à l'occasion de l'inauguration officielle de
l'école Marcel-Raymond, le samedi 20 juin 1981 ET d'une courte biographie extraite de "Les mémoires de Juliette Paradis-Raymond".

Dr Philippe Chabot, médecin à Lorrainville

(1896-1960) Le Dr Philippe Chabot était médecin à Lorrainville et soignait même à 40 milles à la ronde malgré l'état souvent lamentable des routes
du temps. Il a été un homme dont l'amour de la médecine le guidait à pratiquer son art avec dévouement, générosité et bonne humeur.

Lucille Baril-Jolette, enseignante retraitée

(1928- ) Lucille Baril-Jolette est une enseignante retraitée. Mère de 3 enfants, dont deux sont dans l'enseignement, elle a enseigné au primaire
et au secondaire à Béarn et Lorrainville.

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